Concert Outre-Rhin : Zafraan et Court-Circuit

déc.
10

mardi 10 de 20h00 à 21h00

Salle Cortot
78 rue Cardinet, 75017 Paris
75017 Paris
France
Paris

Après Berlin et Hambourg, les ensembles Zafraan et Court-Circuit s'associent pour un concert de musique contemporaine à Paris

Christophe Bertrand , Satka pour ensemble

Hugues Dufourt , L’asie d’après Tiepolo pour ensemble

Johannes Borowski , Wandlung pour ensemble

Sarah Nemtsov , …beredtes Schweigen , pour ensemble Musiciens des ensembles Zafraan et Court-circuit

Direction : Pierre-André Valade Deux compositeurs allemands et deux compositeurs français au programme de ce concert/échange avec l’ensemble Zafraan de Berlin dans le cadre du dispositif Impuls . …beredtes Schweigen (2005) de Sarah Nemtsov, composée à l’âge de 25 ans, est la première partition de la compositrice sur les textes d’Edmond Jabès. Musicalement, elle tente de s’approcher du texte sous forme des fragments, fascinée par le côté cryptique et l’hermétique des textes de Jabès, et en même temps y trouvant une sensualité et une ouverture particulières. “Vous ne pouvez pas écrire sans faire taire au préalable les mots qui nous émeuvent. La feuille blanche impose un silence. Le texte est écrit sur ce motif de silence.” Peut-être le titre était-il aussi un présage, car la pièce elle même a longtemps été «muette » et n’a été créée qu’en 2015, dix ans plus tard. Satka (2008), de Christophe Bertrand, fait référence au terme sanskrit signifiant « groupe de six », ici six instruments. Structurellement, on dénombre dix-sept sections développant chacune un processus plus ou moins complexe. Ainsi, le rapprochement ou l’éloignement des gestes musicaux par l’adjonction ou le retrait de silences, donnant un sentiment d’ «élasticité » à la masse musicale est un paramètre récurrent. Quoique très organisé, ce type d’écriture induit parfois une certaine forme de chaos. A l’inverse, des petits lignes ascendantes ou descendantes entrecoupées de nombreux silences, sont jouées par tous l’ensemble en parfaite homorythmie donnant une impression de très grande organisation. Satka est une pièce d’une très grande virtuosité, la vitesse y est paroxystique afin de communiquer une grande énergie de la scène à l’auditoire. Dans Wandlung , pièce écrite pour les 85 ans de Pierre Boulez, Johannes Borowski se dit influencé par le travail dumaître disparu.À propos des idées rythmiques de la Danse sacrale de Stravinsky, Boulez montre les possibilités de créer une forme à partir de petites cellules rythmiques organisées indépendamment des autres paramètres. Dans un autre texte, il décrit une opération appelée multiplication d’accords qui permet d’obtenir une situation harmonique complexe à partir d’un matériau harmonique simple. Ces deux textes ont marqué Johannes Borowski : « Ce fut intéressant pour moi d’essayer de développer ces idées dans un autre contexte formel et harmonique et d’en faire quelque chose de nouveau. Dans cette pièce, j’utilise le mot allemand “Wandlung” dans le sens de “transformation”: la situation musicale se transforme progressivement sans changement soudain du matériau ou de l’atmosphère musicale. Elle sera différente de celle du début, sans retour en arrière possible. Même un bref souvenir devient si étrange que le développement musical doit finalement s’arrêter À propos de L’Asie d’après Tiepolo (2009), Hugues Dufourt nous dit : « L’Asie du peintre Giovanni Battista Tiepolo représente à mes yeux une sorte de manifeste anticipé de la musique de notre temps: un monde privé de couleurs, qui tourne au brun et au gris, néanmoins dominé par une forme d’accélération expressive. On y découvre un spectre de vitesses, des espaces turbulents, des dispositifs en porte-à-faux, un entrelacs d’axes et de boucles. Flux, pivotements, tensions latérales, degrés d’éloignement sont les nouvelles catégories de cet art poétique. J’ai réintroduit le procédé consistant à rapporter des vitesses de déroulement et des types de développement différents à une mesure métrique commune. Dans la première partie, les sons multiphoniques des vents forment une sorte de trame électronique. La fin gravite autour d’un duo de clarinette contrebasse et de marimba, dont la mélodie est obtenue par un jeu d’archets. Le piano tient tout du long un rôle central tandis que cordes sont traitées à la manière d’un trio, avec des textures denses et saccadées

Source: openagenda.com


Salle Cortot
78 rue Cardinet, 75017 Paris
75017 Paris
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