Femmes et politique : représenter autrement, oui, mais comment ?

oct.
26

ven. 26 octobre à 08:30

CAP NORD du SPW
Boulevard du Nord, 8
5000 Namur
Belgique
Namur

« Femmes et politique :

Représenter autrement et efficacement ! oui, mais comment ?» Contexte La position et le statut des femmes en Belgique, s'ils sont un peu meilleurs que dans de nombreux pays, souffrent encore de retards qui handicapent les femmes. Les avancées légales existent bel et bien, cependant la mise en œuvre concrète de l'égalité reste à faire dans de nombreux secteurs, en particulier dans la gouvernance publique. Une présence accrue des femmes dans les assemblées et les exécutifs, notamment au niveau communal, est certainement à même de renforcer la dynamique citoyenne et la démocratie. Dans le cadre des élections communales de 2018, où la parité et l'alternance sur les listes sont une obligation légale, nous espérons voir le nombre de femmes élues augmenter, mais cette situation nous semble insuffisante pour atteindre une réelle représentation et prise en compte des problématiques femmes. Aujourd'hui, les politiques, toutes thématiques confondues sont réfléchies sous un angle de vue encore dominé par les traditions contraires à la concrétisation de l'égalité sans tenir compte des intérêts et besoins de l'ensemble de la population, en l'occurrence des femmes tout au long de leur vie. Si les femmes politiques interrogent autant, c'est bien qu'elles ne sont pas des hommes politiques comme les autres. L'arrivée des femmes au pouvoir nous ramène, collectivement, à une vie politique "les pieds sur terre". Avec les femmes, qui gèrent en moyenne 80% de la vie familiale, pas de risque de déconnexion, de politique "hors sol"; au contraire, une difficulté à tout cumuler qui expliquerait leur éloignement du pouvoir...et qui est précisément la raison pour laquelle il faut les y amener. Alors oui, les femmes changent la politique. Pas parce que ce sont des femmes, mais parce que ce sont des outsiders. Eloignées des codes du pouvoir, elles parlent démocratie participative, intelligence collective, échanges, respect, carrières politiques courtes. Comme toutes celles et ceux qui ont été écartés du pouvoir, les femmes n'en ont pas les codes, mais pas les travers non plus. Difficulté pour l'accès au pouvoir, atout pour l'exercice des responsabilités. L’enjeu : représenter et gouverner autrement ! Nous partons de l'hypothèse qu'en donnant aux femmes cet espace de discussion et de réflexion nous sortirons de cette journée avec des propositions novatrices pour réinventer la politique et ces modes de gouvernance, reconstruire ce lien local indispensable à l'exercice de la démocratie et créer des espaces permanents d'échanges et d’expertises. Nous sortirons surement avec des idées ou propositions parfois déjà entendues, souvent un peu différentes. Mais.. plus que certainement, avec des propositions qui entraineront un changement subtil, impalpable, non mesurable directement. Car lentement, les femmes réinventent la politique. Lentement, mais sûrement. Organisation générale Le colloque sera organisé sur base de trois panels de discussion. La journée sera animée par Daphné Bertrand, journaliste, qui animera les débats et assurera la continuité des travaux. De plus, le panel 3 sera encadré par "une discutante": Claire Gavray de l’Université de Liège, chargé.e, après avoir introduit le cadre général du panel, de mettre les interventions en perspective grâce à son expertise et de synthétiser les débats et discussions du panel en collaboration avec l’animatrice. Contenu des différents panels Panel n°1 : « Femmes et Politique : du droit de vote à une représentation politique égalitaire qualitative des femmes : historique légal, factuel et ressenti » « Depuis le droit de vote obtenu en 1948, le droit à être représentées est débattu surtout depuis les années 80. L’étape décisive du droit de vote en 1948 a permis l’accès des femmes à la citoyenneté politique. Pour ce qui est de la prise de décision politique, il faudra attendre 1994 pour qu’une loi ouvre la voie de la parité en interdisant aux partis politiques de présenter sur les listes plus de deux tiers de candidats du même sexe. Un premier quota de ¾ maximum de membres du même sexe sur les listes électorales est fixé, tandis que le quota de 2/3 maximum est appliqué lors des élections de 2000. Les lois sur la parité qui s’ensuivent en 2002, réduisent l’écart entre le nombre de candidats du même sexe à 1. Objectif de parité atteint !? Cependant, dans les faits la sous-représentation politique des femmes persiste dans les exécutifs et au sein des administrations. La parité et le système de quota sur les listes électorales, a, certes, représenté un levier important dans le rééquilibrage de la participation des femmes et des hommes à la vie politique mais ne représente pas une solution suffisante ! Des obstacles liés au système électoral lui-même sont relevés comme empêchant l’éligibilité des femmes pourtant en nombre identique sur les listes électorales. Aussi, un pas de plus a été franchi pour rendre possible l’éligibilité des femmes grâce au système de la « tirette ». Ce système, obligeant l’alternance des candidats des deux sexes, devrait, lors des prochaines élections, amener à une meilleure répartition des responsabilités au sein des collèges et administrations. Si le rééquilibrage en termes de « nombre de candidat(e)s » est aujourd’hui acquis, se concrétisera-t-il en termes de « nombre d’élu e s » dans les résultats de ces prochaines élections ? » Panel n°2 : « Femmes et politique : Evolution des mandats et portefeuilles au niveau local » « Comme nous l’avons abordé dans le panel précédent, les avancées sont importantes mais qu’en est-il aujourd’hui de la visibilité des femmes élues et de leur place au sein des exécutifs et administrations dans lesquels elles ont gagné leur place ? La répartition des compétences échevinales au sein des Collèges est-elle effectuée de manière « neutre » ? Sur base de quels critères se fait la répartition des portefeuilles ? L’égalité du genre est-elle acquise dans les faits, « qualitativement », considérant le degré « d’importance » des matières de gestion politique locale gérées par les femmes ? Acceptons-nous le fait que certaines matières soient attribuées quasi-systématiquement aux hommes (finances) ou aux femmes (petite enfance) ou défendons-nous une attribution « neutre » des matières de politique communale en regard des compétences et en termes d’efficacité politique ? En parallèle à cette problématique de répartition des compétences, un déséquilibre mérite également notre attention, celui de la décroissance progressive du nombre de femmes à mesure que l’on monte dans la hiérarchie. Communément appelé, «plafond de verre », ce constat amène à la réflexion des causes sous-jacentes à ce déséquilibre. Si l’on admet que les femmes rencontrent davantage d’obstacles que les hommes à l’accession aux postes à responsabilité, quels sont-ils et comment les contrecarrer ? Quelles sont aujourd’hui les leçons à retirer des femmes élues ayant brillamment réussi leur carrière politique ? Outre les freins, voyons également ensemble, quelles sont donc les opportunités qui s’offrent aux femmes élues aujourd’hui. » Panel n°3 : « Femmes et politique : Représenter autrement et efficacement ! oui, mais comment ?»   Au vu des thématiques abordées précédemment, nous arrivons à la conclusion que si un long chemin a été parcouru, beaucoup reste à faire afin d’assurer aux femmes la visibilité qu’elles méritent. L’enjeu : représenter et gouverner autrement ! Nous partons de l'hypothèse qu'en donnant aux femmes cet espace de discussion et de réflexion nous sortirons de cette journée avec des propositions novatrices pour réinventer la politique et ces modes de gouvernance, reconstruire ce lien local indispensable à l'exercice de la démocratie et créer des espaces permanents d'échanges et d’expertises. Nous sortirons surement avec des idées ou propositions parfois déjà entendues, souvent un peu différentes. Mais.. plus que certainement, avec des propositions qui entraineront un changement subtil, impalpable, non mesurable directement. Car lentement, les femmes réinventent la politique. Lentement, mais sûrement. Dans ce panel, nous nous questionnerons sur le comment « amener les femmes élues [1] à « chausser des lunettes genre » et « à participer au traitement de l'ensemble des matières abordées et à traiter au niveau communal », que ces matières soient ou non, liées à leur mandat. Des pistes seront proposées (réseaux de femmes expertes ? relais ? outils ?, …), d’autres seront issues des discussions. L’objectif sera d’identifier des modes de fonctionnement, discuter des modalités de partages d’expériences, de collaboration ? Quelles collaborations ? Discutante: Claire Gavray, enseignante et chercheuse à la faculté de sciences sociales et de psychologie de l'Université de Liège (ULG).

 [1] Nous visons toutes les élues : échevine et conseillère communale. 

 Programme   Date : Vendredi 26 octobre 2018   08h30 : Accueil petit-déjeuner 09h00-10h00 : Mot d’accueil et introduction générale 10h00-11h15 : Panel n°1 : « Femmes et Politique : du droit de vote à une représentation politique égalitaire qualitative des femmes : historique légal, factuel et ressenti » 11h20-12h35 : Panel n°2 : « Femmes et politique : Evolution des mandats et portefeuilles au niveau local » 12h35-13h30 : Repas sur place 13h30-17h00 : Panel n°3 : « Femmes et politique : Représenter autrement et efficacement ! oui, mais comment ?» 17h00 : Conclusions et clôture  

Source: http://www.eventbrite.fr/


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