Serpents et tortues : les "rois" des fake news

oct.
06

sam. 06/10/2018 de 10h30 à 18h00

dim. 07/10/2018 de 10h30 à 17h00

8e Village des Sciences de La Seyne sur Mer
Boulevard Toussaint Merle La Seyne sur Mer
83500 La Seyne-sur-Mer
France
La Seyne-sur-Mer

Les légendes et idées reçues les plus absurdes sur les serpents sont véhiculées. Les tortues bénéficient quant à elles d'un immense capital sympathie. Ces deux situations conduisent à leur raréfaction

Les serpents sont victimes de préjugés et de stéréotypes négatifs qui déclenchent des réflexes destructeurs. Ces organismes font partie des animaux qui suscitent le plus d’aversion et d’attitudes négatives contrairement aux tortues ou grands mammifères (ours polaire, panda, tigre, éléphant etc.). La peur violente qu’ils inspirent, et qui se manifeste de façon irrationnelle, serait l’écho de notre instinct de survie. Une hantise serait codée dans notre patrimoine génétique, réminiscence d’une époque où nos lointains ancêtres allaient pieds nus, avec une aversion vis-à-vis de ces espèces qui provoquent la fuite. Cette vision ne serait pas fondée ; il n'existe pas de preuve génétique chez l’homme et il existe de nombreux mythes où les serpents sont aimés. La méconnaissance de ces espèces peut d'ailleurs expliquer en partie la peur que les gens en ont. Ils sont décrits comme des animaux froids, gluants, sournois agressifs brutaux mais aussi comme dotés de timidité, fragiles. Pourtant, ils sont aussi porteurs de symboles positifs : le lien mythologique le plus répandu entre la femme et le serpent est celui de la création de l’humanité, voire du monde. Les serpents sont partout et sont de bons indicateurs de la biodiversité. Ils vivent sous presque toutes les latitudes mais ne sont jamais mis en valeur. Cherchons plutôt à les protéger car les populations de serpents déclinent ! En France les premières causes de la perte de la biodiversité globale et de la disparition des serpents sont la destruction et la pollution des habitats, du remembrement excessif des milieux bocagers, et de l'acharnement contre les haies. A l'inverse, les tortues sont dotées d’une image extrêmement positive. Considérées très souvent comme des animaux domestiques ou animaux de jardin (c'est le cas de notre tortue locale, la Tortue d'Hermann), tout le monde les aime, voudrait une tortue chez soi et chacun se défend de vouloir lui faire du mal. Cette popularité pourrait conduire à considérer ces espèces comme définitivement à l’abri des atteintes portées par l’homme. Pourtant, leurs effectifs sont en régression permanente, leurs habitats se raréfient et elles sont victimes du braconnage et du trafic illégal. Il est urgent de modifier cette vision erronée qui contribue à menacer leur survie. En effet, les tortues sont achetées, mises en captivité, reproduites, échangées de plus en plus facilement. Certaines sont abandonnées dans la nature, ou elles peuvent contribuer à diffuser des maladies parmi les populations sauvages, ou risquent d’en menacer l’intégrité génétique. La tortue en tant qu’espèce sauvage, en voie de disparition, est donc trop souvent ignorée. Dans d’autres cas, la grande sensibilité du public aux feux de forêt engendre parfois un comportement de ramassage et de mise en captivité « pour préserver l’espèce », ce qui contribue aussi au déclin des populations naturelles. Il est donc urgent de mieux informer, de faire comprendre que les tortues sont des animaux sauvages et qu’il faut les préserver dans leur milieu naturel, la captivité et le trafic leur causant beaucoup de tort. Particulièrement réceptifs, les scolaires constituent un public de choix pour porter des messages de respect et de préservation, entre eux, mais également auprès de leurs aînés. Les tortues bénéficient d’un immense capital sympathie auprès des enfants qu’il convient d’orienter et de canaliser en faveur de la conservation de l’espèce plutôt qu’à son développement en captivité. Pour lutter contre ces deux phénomènes, de gros efforts de sensibilisation et d’éducation aux problèmes environnementaux doivent être entrepris pour lutter contre ces idées reçues. Pour augmenter l’efficacité des actions de gestion, un travail sur l’évolution de la perception de ces espèces est nécessaire. Il s’appuie sur la diffusion d’un message clair organisé autour de différents supports adaptés (exposition itinérante, mallette pédagogique, animations mobiles, manipulations en milieu naturel).

Source: openagenda.com


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