Visite guidée de l'église et de sa crypte impériale

sept.
15

sam. 15/09/2018 de 10h00 à 12h30

sam. 15/09/2018 de 14h00 à 19h00

dim. 16/09/2018 de 14h30 à 17h30

Église Saint-Leu-Saint-Gilles
20 rue du Général-Leclerc 95320 Saint-Leu-la-Forêt
95320 Saint-Leu-la-Forêt
France
Saint-Prix

Visite guidée de l'église et de sa crypte impériale

L’église de Saint-Leu-la-Forêt est placée sous le double vocable de saint Leu et de saint Gilles qui demeurent étroitement associés par la tradition et dont les fêtes sont célébrées le même jour, le 1er septembre. Saint-Leu (ou saint Loup, du latin lupus), né près d’Orléans vers 573 fut élu archevêque de Sens en 609. Admiré de tous pour sa générosité il fut canonisé peu après sa mort en 623. Il est le saint le plus fréquemment invoqué contre la peur chez les enfants, notamment celle des loups ; contre les convulsions mais aussi contre d’autres maladies comme la poliomyélite ou le croup. Saint Gilles, abbé bénédiction né à Athènes vers le milieu du VIIe siècle, se retira, selon une légende, dans une forêt entre Nîmes et Arles où il vécut en ermite, nourri par le lait d’une biche. Au cours d’une partie de chasse le roi Flavius aurait blessé l’animal et l’ermite. Pour se faire pardonner le monarque fit construire un monastère dont Gilles devint le premier abbé. Il mourut vers 720. On invoque saint Gilles contre la peur et le feu, pour la guérison des maladies nerveuses, de la stérilité et pour la protection des enfants. Son architecture est typique du XIXe siècle. L’architecte Eugène Lacroix s’est inspiré des édifices italiens d’avant la Renaissance, notamment de l’église Saint-Apollinaire de Ravenne. Le clocher séparé, un plafond de la nef charpenté et des collatéraux, un plan basilical, pas de transept. Situé dans le chœur, le monument de Louis Bonaparte mesure près de 6 m de haut a été inauguré par Napoléon III le 10 juin 1862 et sculpté en marbre de Carrare, testament de Louis, par Louis-Messidor Lebon Petitot (statue de Louis XIV) après 15 ans de travail. Louis est en costume de sacre à l’impériale, main droite sur la couronne de Hollande. Le grand manteau bordé d’hermine, est frappé du N napoléonien et semé d’abeilles (rois mérovingiens). La statue repose sur un piédestal en forme d’autel couronné par l’aigle impériale et orné des statues de la Foi et de la Charité. Au milieu dans des niches, de gauche à droite : Napoléon-Charles, le grand-père Charles et Napoléon-Louis. Sur le socle un blason orné des armoiries de Louis avec l’aigle et le lion des Pays-Bas. Les vitraux du XIXe siècle sont ornés du N napoléonien entouré d’un cercle de perles et des abeilles mérovingiennes. Un oculus éclaire le chœur. Monument inscrit au titre des monuments historiques le 21 novembre 1930. La Vierge à l’Enfant : en marbre de Carrare elle ornait jusqu’au Concile Vatican II le maître-autel aujourd’hui disparu. Œuvre de Pierre-Nicolas Tiolier, acquise en 1852 par le ministre de l’Intérieur de Napoléon III, Fiolin de Persigny, pour décorer l’église. Le buffet d’orgue : œuvre du célèbre facteur Cavaillé-Coll il fut offert par Napoléon III le 3 septembre 1869. Sa disposition est en forme de mitre qui suit la forme du pignon. Il est situé sous la tribune de l’entrée principale. Restauré à plusieurs reprises. La chapelle latérale située à la droite du chœur abrite les sépultures des trois sœurs Auguié : -Antoinette Louise (1780-1833) -Aglaé Louise dite Eglé, veuve du Maréchal Ney (1782-1854) -Adélaïde ou Adèle Henriette Joséphine (1784-1813) C’est surtout le destin tragique de cette dernière qui rend le lieu émouvant. Nous allons tenter de vous le faire revivre. Adèle Auguié, baronne de Broc, fut élevée, ainsi que ses deux sœurs et la princesse de Beauharnais (Hortense), dans le pensionnat dirigé à Saint-Germain par sa tante, Mme Campan. On prétend que cette ancienne première femme de chambre de la reine Marie-Antoinette partagea non seulement l'intimité de la reine, mais aussi, dit-on, de nombreux secrets d'Etat. Des fastes de Versailles à la fuite de Varennes, elle se trouva aux premières loges lors des événements qui bouleversèrent la France et l'Histoire. Adélaïde Genet la mère de nos trois sœurs, également attachée à la Reine, aurait tenté de venir au secours de la souveraine emprisonnée. La légende veut qu’elle ait prêté vingt-cinq louis à la Reine à son départ des Tuileries et qu’elle fût recherchée pour ce méfait. D’abord réfugiée au château de Coubertin à Saint-Rémy-les-Chevreuse, elle regagna Paris où, menacée d’arrestation, elle se suicida le 26 juillet 1794 en se jetant par la fenêtre du troisième étage d’un immeuble de l’actuelle rue de Richelieu laissant ses trois filles orphelines. Madame Campan, grande pédagogue, sut donner à ses élèves une instruction brillante en même temps qu'une éducation solide... La baronne de Broc subit un premier malheur : elle est veuve à 27 ans. A la fin de mai l8l3, la Reine Hortense quitta Saint- Leu pour aller à Aix, en Savoie, accompagnée, entre autres, de sa dame du palais et grande amie Madame de Broc. Imaginons-nous en calèche, en route vers la jolie cascade du Grésy, située à deux lieues d'Aix. Nous laissâmes la voiture sur la route, et nous descendîmes au moulin. Pour bien voir la chute d'eau, il fallait passer sur une planche que le meunier posa à l'instant au-dessus d’un petit bras de rivière, qui allait avec une vitesse effrayante. La reine passa lestement la première, sa dame du Palais la suit, mais le pied lui manque... Apparemment troublée par l’aspect de la rapidité des eaux du torrent, elle aura posé le pied à faux sur une partie de roc très inclinée et couverte d'un limon humide et glissant, qui semblait à l'œil être du gazon et présenter une surface horizontale. Elle tombe de vingt pieds de haut; elle est entraînée dans le gouffre et disparait à nos yeux. On pousse de grands cris. La reine était toute seule de l'autre côté de l'eau, sur un rocher glissant (la planche a été emportée aussi), elle ne pense qu'à son amie, elle ne perd pas la tête ; elle fait pendre son châle dans le gouffre, en le retenant par un bout, et appelle tristement celle qui ne répond pas, et qu'on ne devait plus revoir... La reine, alors au désespoir, repasse, en s'élançant, au risque d'être entraînée, ce funeste bras d'eau; on demande du secours; on arrive à nos cris ; tous les efforts sont vains. La reine dit : « Je ne quitte pas d'ici que l'on ait retrouvé le corps de la baronne de Broc ; j'y suis décidée ». Assise sur un tronc d'arbre, anéantie la tête entre ses mains, disant : « Louise, en grâce, qu'on la retrouve ! » On détourne les eaux et, après des efforts inouïs, on retrouve le corps : mais tous les soins furent inutiles, hélas ! pour la rappeler à la vie. Madame de Broc était âgée de 29 ans. On fit partir le corps de Mme de Broc pour Saint-Leu, où il devait être inhumé dans un magnifique tombeau de marbre puis déposé dans une chapelle, à proximité de l'église. La reine donna l’ordre que l'argent qui restait dans le secrétaire de son amie fût employé à habiller une douzaine de jeunes filles pauvres, qui devaient faire leur première communion, afin de les faire prier pour la chère défunte. Elle offrit à la ville d’Aix dix lits d'hospice pour indigents. Cette fondation donna naissance à l'actuel Hôpital de la Reine Hortense. Le décret instituant la fondation en date du 29 août 1813 stipule aussi que le 18 juin de chaque année sera dite une messe en faveur de la baronne dans l'église paroissiale d’Aix. La reine fit aussi exécuter un petit monument, à l'endroit même où le malheur était arrivé; elle voulut qu'il servit de pont pour protéger d'accident les visiteurs. Les deux autres sœurs souhaitèrent que leurs sépultures la rejoignent avant qu’elles ne soient transférées dans la nouvelle église ainsi qu’on peut les voir encore aujourd’hui. Antoinette-Louise, épousa Charles-Guillaume Gamot, qui fut préfet sous l’Empire. Il fut notamment en poste à Auxerre le 17 mars 1815 lorsque son beau-frère Ney, envoyé par Louis XVIII à la rencontre de l’Empereur Napoléon I revenant de l’ile d’Elbe, se rallia au « renégat ». Aglaé-Louise, épousa Michel Ney, duc d'Elchingen, prince de la Moskowa, maréchal d'Empire. Le 7 décembre 1815, avec sa sœur Antoinette, elle rendit une dernière visite à son époux emprisonné au Palais du Luxembourg et qui venait d’être condamné à mort pour avoir rallié l’empereur qu’il était censé « ramener dans une cage de fer » après son débarquement au retour de l’ile d’Elbe. Louis XVIII, dont elles tentèrent de solliciter la clémence, refusa de les recevoir. C’est Charles Gamot qui, après avoir assisté à l’exécution, recueillit le corps. La sacristie dont l’entrée se trouve à la gauche du chœur permet d’accéder à l’escalier qui descend à la crypte. On descend dans la crypte par un escalier de pierre à voûte en berceau hélicoïdal plein-cintre. Elle est divisée en deux salles par une ligne d’arcades portées par de massives colonnes octogonales dont les chapiteaux sont ornés de feuilles d’acanthe et des lettres « B » et « N » sur fond d’entrelacs de feuilles de laurier. La stéréotomie des voûtes d’arêtes plates rappelle le XVIIIe siècle. Quatre grands sarcophages de pierre réalisés en 1851 portent les palmes dorées et les suaires de la mort. Celui du père de l’empereur Napoléon 1er, Charles, est maintenant vide : le 28 avril 1951 ses restes furent transférés à Ajaccio. Les autres contiennent les corps du frère de Napoléon 1er , Louis, roi de Hollande et père de Napoléon III et de ses deux premiers fils, Napoléon-Charles et Napoléon-Louis. Une importante restauration des tombeaux a été effectuée en 1995/1996 avec le soutien du Skäl club international, association néerlandaise, et de la Fondation Napoléon. Située sous le chœur de l'église, la crypte est à voûte surbaissée, portée par trois arcs en plein cintre chanfreinés et reposant sur des piliers aux chapiteaux décorés de feuilles d'acanthe et des lettres B et N sur fond d'entrelacs de feuilles de laurier. Elle est divisée en deux salles par une ligne d’arcades portées par de massives colonnes octogonales. Quatre grands sarcophages de pierre furent réalisés en 1851 simultanément à la construction de la nouvelle église et de la crypte, puis Source: Ministère de la Culture

Source: openagenda.com


Église Saint-Leu-Saint-Gilles
20 rue du Général-Leclerc 95320 Saint-Leu-la-Forêt
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