Appel à communications: L'Anthropocène en question
Département d'histoire - Université de Sherbrooke

Du 17/01/2018 23h59 au 31/01/2018 23h59

Fuseau horaire : Toronto (GMT-05:00)

Université de Sherbrooke
2500, boulevard de l'Université
J1K 2R1 Sherbrooke
Canada
Dans le cadre de la 16e édition du colloque en littérature canadienne comparée de l’Université de Sherbrooke, sont invité·e·s étudiant·e·s, professeur·e·s et spécialistes des milieux pratiques de tous les horizons disciplinaires à se pencher sur la question anthropocène.
Dans son article « Écocritique et ecocriticism. Repenser le personnage écologique », Stéphanie Posthumus attire l’attention sur le changement de paradigme que connaît l’écocritique au tournant du 21e siècle. Alors qu’elle se centrait sur la nature et sur ses représentations littéraires (nature writing) dans les années 1990, elle s’ouvre progressivement aux représentations de lieux post-industriels, soulevant que les espaces intouchés par l’humain sont de plus en plus rares.
Ce renouvellement des pratiques écocritiques coïncide notamment avec l’apparition du terme « Anthropocène », renvoyant à l’époque géologique en vigueur depuis la deuxième moitié du dix-huitième siècle (Bonneuil, Fressoz, 2013). Celle-ci, caractérisée par un accroissement constant de l’empreinte humaine sur l’environnement depuis l’ère industrielle, fait état de l’influence des forces sociales et économiques sur la nature.
Il faut bien voir toutefois que la relation qu’entretient l’humain avec son environnement n’est pas unidirectionnelle. À l’instar des tenant·e·s de la géographie sociale (Di Méo, 2011; Massey, 1994), ceux de l’écocritique se penchent désormais sur les interrelations entre l’humain et l’espace, considérant que « le sujet écologique […] se construit comme un ensemble de rapport et d’interactions plutôt que comme une entité individuelle et isolée » (Posthumus, 2014). Or ces interactions procèdent aussi de rapports de pouvoir multiples reposant sur la classe, la race, le genre et l’orientation sexuelle; en rendent compte les études écocritiques féministes, postcoloniales et queer.
Les contributions, en français ou en anglais, pourront traiter d’un ou de plusieurs sujets provenant de la liste suivante, sans s’y limiter :
· L’Anthropocène
· Le post-humanisme/le transhumanisme
· L’écoféminisme
· L’écologie queer
· L’écologie postcoloniale
· Les changements climatiques – récits/conflits
· La mobilité géographique
· Les utopies/dystopies/uchronies
· La représentation et la re/conceptualisation de l’environnement
· Les géographies affectives
· La politique de l’environnement/la dimension poétique des politiques environnementales
· La pauvreté et la slow violence
· Les perspectives mondiales/les conditions régionales/la globalisation des savoirs locaux
· Les sciences autochtones/le savoir traditionnel
· L’énergie renouvelable
· Le développement et les inégalités à l’échelle mondiale
· Les voix humaines et non-humaines
· L’éco-traduction
· La numérisation/l’ère numérique (robots/cyborgs)
· La reconnaissance/l’appropriation du savoir traditionnel/autochtone
· Le détachement de l’humain moderne vis-à-vis de l’environnement/l’accessibilité à la nature
· L’imaginaire de la domestication de la nature (wilderness) et l’idéologie de la civilisation
· Les théories de la relationnalité/des épistémologies, ontologies et visions du monde alternatives
· L’éco-activisme
· Le capitalisme et l’environnement
Les propositions (maximum de 250 mots) pour des contributions créatives (œuvre visuelle, littéraire ou cinématographique), des affiches ou des communications classiques (dix, quinze ou vingt minutes) doivent être envoyées à l’adresse suivante (gradstudentconference@gmail.com), accompagnées des coordonnées et de l’affiliation de l’auteur·e avant le 31 janvier 2018. Les communications de dix ou de quinze minutes seront suivies de plus longues périodes de questions, afin de susciter les échanges. Il importe ainsi d’indiquer la durée prévue de la présentation dans la proposition
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Students, professors and experts in all fields are invited to take part in the Université de Sherbrooke’s 16th comparative Canadian literature conference, which will focus on the question of the Anthropocene.
In an article entitled “Écocritique et ecocriticism. Repenser le personnage écologique” [Ecocritique and ecocriticism, rethinking the ecological character] », Stéphanie Posthumus draws our attention to the paradigm change that took place in ecocritical circles around the turn of the 21st century. While the field was still dedicated to nature and its literary representation (nature writing) in the 1990s, it gradually grew to include the representation of postindustrial spaces, given that spaces still untouched by humanity have become more and more rare.
While this renewal in the ecocritical approach was taking place, the term “Anthropocene” was coined in reference to the geological era that has been in effect since the second half of the 18th century (Bonneuil, Fressoz, 2013). This era, throughout which humanity’s impact on the environment has grown constantly since the industrial age, reflects the influence that social and economic factors have had on nature.
It is important to remember, however, that the relationship between humans and their environment is not a one-way street. With an approach that is in line with the tenets of social geography (Di Méo, 2011; Massey, 1994), ecocriticism has chosen to focus on the interrelation between humans and the space that surrounds them, given that “the ecological subject […] constructs itself as a set of exchanges and interactions rather than as an individual, isolated entity” (Posthumus, 2014). Of course, such interactions also take place within various power structures founded on differences in class, race, gender and sexual orientation. This has been the focus of feminist, postcolonial and queer-centered ecocritical studies.
The contributions, in French or in English, can deal with one or more of the subjects listed below, among others:
· The Anthropocene
· Post-humanism/Transhumanism
· Ecofeminism
· Queer ecology
· Postcolonial ecology
· Climate change – narratives/conflicts
· Geographic mobility
· Utopias/Dystopias/Alternate History
· Representation and re/conceptualisation of the environment
· Affective geographies
· Environmental politics/poetics of environmental policies
· Poverty and slow violence
· Global perspectives/local conditions /globalisation of regional knowledge
· First Nations science/traditional knowledge
· Renewable energy
· Development and inequality on a global scale
· Human and non-human voices
· Eco-translation
· Digitization/the digital age (robots/cyborgs)
· Recognition/appropriation of traditional/First Nations knowledge
· Humans being detached from the environment in the modern age/accessibility to nature
· The possibilities of nature (wilderness)’s domestication and the idea of ‘civilisation’
· Alternative relational theories/epistemologies, ontologies and worldviews
· Eco-activism
· Capitalism and the environment
Please submit your abstract of no more than 250 words describing your creative contribution (whether it is a work of visual, literary or cinematic art), poster idea or traditional presentation (10, 15 or 20 minutes in length) to the following address: gradstudentsconference@gmail.com. Be sure to include the author’s contact information and affiliation by January 31st, 2018. Ten and fifteen minute presentations will be followed by longer question periods in order to foster discussion. It is therefore important that you specify the projected length of your presentation when submitting your proposal.
Source: www.facebook.com