Edouard Doigneau et les modes enfantines bigoudènes
Une exposition temporaire qui, mêlant vêtements, œuvres et photographies de Doigneau, feront la part belle à la mode vestimentaire insolite des enfants bigoudens à l’orée du XXème siècle,

sam. 16/09/2017 de 10h00 à 18h00
dim. 17/09/2017 de 10h00 à 18h00

Musée Bigouden
rue Jean Jaures, 29120, Pont-l'Abbé
29120 Pont-l'Abbé
France

Édouard Doigneau, né à Nemours en 1865 (1865-1954) fréquente les Salons parisiens dès 1899 et jusqu’en 1939. Ses voyages, en Bretagne, puis en Camargue et en Afrique du Nord nourrissent sa peinture, tout comme la chasse. Il explore à de nombreuses reprises le littoral breton, de Douarnenez au Golfe du Morbihan, et surtout le Pays bigouden, y séjournant plusieurs années consécutives.

Outre de nombreuses œuvres peintes, la famille conserve également un fonds photographique de très grand intérêt. L’artiste réalise de très nombreuses photographies, qu'il colorise parfois, et qui lui serviront de documents de travail, plus tard à l’atelier.

1904-1911, période courte mais féconde pendant laquelle Édouard Doigneau va inlassablement photographier, croquer et peindre de nombreuses fillettes sur les côtes bigoudènes.

1900 – 1914, période charnière des dernières générations d’enfants à porter encore le vêtement de leurs parents…Le vêtement des enfants en dit autant sur la personne qui le porte que sur celle qui l’a habillé. Par ses haillons crasseux, l’habit évoque l’enfance vagabonde ou travailleuse, par ses dentelles ou ses broderies, il parle du statut social des parents, par son côté avant-gardiste, il dit toute l’ouverture des adultes aux modes citadines… Un sujet qui se heurte à une difficulté majeure qui est celle de la disparition de presque toutes les pièces de ce vestiaire, usées jusqu’à la corde par les fratries nombreuses et les générations.

Comme une synthèse exhaustive de son travail en Pays bigouden, La ronde des petites Bigoudènes draine un lot très important de photographies, de dessins et d’œuvres préparatoires, soit près d’une quarantaine de documents.

Edouard Doigneau construit La ronde des petites Bigoudènes à partir de photographies qu’il a lui-même prises, à côté de la chapelle de Saint-Quido à Larvor en Loctudy. Plusieurs clichés pris sur le vif par l’artiste existent. Mais il va reprendre dans une quantité importante de photographies des détails de rubans, de jupes, de gilets, de postures, de décors, de visages pour cette œuvre majeure.

Mises à part quelques rares œuvres, toutes les autres sont en lien avec La ronde des petites Bigoudènes : dessins et œuvres préparatoires, œuvres postérieures…

La ronde est l’œuvre majeure de l’artiste mais également celle du sujet traité lors de cette exposition, le cœur de l’exposition.

Source: Ministère de la Culture et de la Communication


Source: openagenda.com