« SCIENCES NATURELLES EN REVOLUTION »
Venez découvrir l’exposition réalisée avec le partenariat exceptionnel du Muséum national d’histoire naturelle autour des spécimens qui ont révolutionné notre vision et notre rapport à la Nature.

ven. 15/09/2017 de 10h00 à 12h00
ven. 15/09/2017 de 14h00 à 18h00
sam. 16/09/2017 de 10h00 à 12h00
sam. 16/09/2017 de 14h00 à 18h00
dim. 17/09/2017 de 10h00 à 12h00
dim. 17/09/2017 de 14h00 à 18h00

Musée et Parc Buffon de Montbard
rue du parc 21500 Montbard
21500 Montbard
France

Qu’est-ce qu’une révolution ? Un changement de grande ampleur, généralement brusque et irréversible. La science a ses petites et grandes révolutions. Il est des spécimens de l’Histoire naturelle qui sont témoins, porteurs et même, vecteurs de tels changements. Certes, il s’agit souvent de « premières fois » : la première fois qu’on rencontre une espèce, comme le cœlacanthe en 1938, ou le polyptère en 1802. Il s’agit là d’une « première » dans nos connaissances. Il peut s’agir d’une « première fois » chronologique dans l’histoire du globe, datant le plus ancien organisme de ce type connu : Ichthyostega et Acanthostega, plus anciens tétrapodes, c’est-à-dire les plus anciens animaux à doigts, Archaeopteryx le plus ancien oiseau. Les grandes revues scientifiques raffolent de ce genre d’annonces : c’est le plus ancien vertébré ! C’est la plus ancienne trace de vie !, etc. Il est des espèces entières qui valent pour des spécimens, parce qu’elles accompagnent un bouleversement technoscientifique auquel elles servent d’organisme modèle : il en est ainsi de la petite mouche du vinaigre Drosophila, ou du tardigrade, ou encore de la star des bactéries, Escherichia coli.

Mais il y a plus que cela. Les spécimens peuvent provoquer, accompagner des changements majeurs dans la façon dont nous pensons la Nature. Ils n’ont pas nécessairement cette qualité de nouveauté, en revanche ils servent de pièce à conviction, de clé de voûte d’une nouvelle théorie, d’un changement radical de nos idées. Archeopteryx n’est pas seulement le plus vieil oiseau connu, il arrive aussi à un moment clé. Fossile mi-oiseau mi-reptile découvert en 1861, deux ans après la publication par Charles Darwin de De l’origine des espèces, il fait office de détonateur. Cuvier se sert de la sarigue pour mettre en scène la validité de son principe de corrélation des organes, et convaincre ses pairs. Le mésosaure est l’une des pièces à convictions suggérant que les continents de jadis devaient avoir été réunis, et que notre globe n’a pas toujours eu l’aspect que nous lui connaissons. Ces pigeons domestiques n’ont rien de plus spectaculaire que d’avoir permis à Charles Darwin de prendre la mesure de la variabilité, et de la sélectionnabilité des espèces, deux propriétés majeures qui vont fonder la plus révolutionnaire des théories, à une époque où tout le monde regardait les espèces comme fixes. Les spécimens d’Histoire naturelle ne sont donc pas seulement beaux ou fascinants, ils peuvent aussi être subversifs, détonants, étonnants... incarnés par des idées révolutionnaires !

Source: Ministère de la Culture et de la Communication


Source: openagenda.com