REQUIEM DE FAURE

ven. 22 septembre à 20:45

L'ESCALE
Avenue de la 7ème division
77000 MELUN

Le Requiem de Gabriel Fauré 

Bien que, selon les mots mêmes de Fauré, la composition de son Requiem ne réponde à aucune intention particulière, on peut toutefois remarquer que celle-ci débute en 1885, peu après la mort de son père, et ne se termine, 3 années plus tard, que la veille du nouvel an 1888, peu après la mort de sa mère. La première audition du Requiem eut lieu le 14 janvier de cette même année, 

Il faut toutefois noter que ce musicien d’église, organiste à la Madeleine à Paris, n’était pas croyant. Pourtant, Marc Honegger fait remarquer que le sentiment religieux de Fauré est plus présent qu'on ne le pense habituellement : « Ses dernières compositions introduisent dans la musique une expression recueillie, mystérieuse, qui confine au sentiment religieux et témoigne d'une haute philosophie de la vie ». 

Fauré déclara plus tard à propos de ce Requiem : « Mon Requiem, on a dit qu’il n’exprimait pas l’effroi de la mort, quelqu’un l’a appelé une berceuse de la mort. Mais c’est ainsi que je sens la mort : comme une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d’au-delà, plutôt que comme un passage douloureux ». A l’écoute, l’atmosphère générale du Requiem donne une impression de douceur, d’émerveillement, d’espérance et d’humilité, tempérée par certains passages forte où l’on ressent la frayeur, la douleur, le doute, mais où on reçoit également la lumière.
Du point de vue de la composition musicale, « la simplicité et la « modestie » de cette œuvre célèbre ont marqué le renouveau de la musique religieuse en France. 


Messe en ut majeur (opus 86) de Beethoven

Beethoven est devenu le compositeur emblématique de l’Europe depuis que fut adopté l’hymne européen sur un thème emprunté à sa 9ème symphonie. De ce compositeur fécond, chacun connaît au moins une ou plusieurs œuvres parmi les plus célèbres que sont les 9 symphonies, les 5 concertos pour piano, le concerto pour violon, l’opéra « Fidelio », les sonates pour piano et autres quatuors.
La Messe en ut majeur (opus 86) fut publiée en 1807. Elle avait été commandée à Beethoven par le prince Esterhazzy. La première exécution, en septembre de la même année, à la résidence du Prince, fut l’occasion d’une brouille avec celui-ci. La réflexion du prince « Mais, cher Beethoven, qu’avez-vous donc fait là ? », fut ponctuée par le rire de son Kappelmeister Hummel, Croyant que c’était à ses dépens, Beethoven s’en alla ! Pourtant, celui-ci dira lui-même en 1808 à son éditeur : « Je crois que j’ai traité le texte comme il n’a pas souvent été traité ». Le critique Hoffmann (1820) qui a consacré un long article à la Messe en Ut, trouvait ainsi que cette œuvre géniale n’était pas une messe car elle n’était pas conforme au « sévère style d’église ». Toujours est-il que neuf années plus tard, pour composer sa seconde messe, la Missa Solemnis en ré, Beethoven retrouva les mêmes élans et repris avec succès des procédés utilisés dans sa messe en Ut. 

Ces deux chefs d’œuvre particulièrement représentatifs des cultures française et germanique, seront donnés le vendredi 22 septembre 2017 à 20h.45 à l’Escale à Melun. 

Les 4 solistes Armelle Debos, Leyla Bouazza, Paul Gaugler, Jean-Fernand Setti, l’Orchestre Symphonique et le Chœur Marc-Antoine Charpentier, seront les interprètes de ce concert placé sous la direction de Frédéric Baudry. 



L’entrée est gratuite pour les enfants de moins de 12 ans.


Source: FNAC Spectacles